
Le chanteur d’Iron Maiden était de retour en solo sur sol suisse samedi au Summerside Festival pour y présenter son récent Mandrake Project. Critique.
Bientôt vingt ans que Bruce Dickinson n’avait pas repris la route sans sa Vierge de Fer. C’est pourtant bien sans ses éternels compagnons de Maiden que Dickinson revenait en Suisse, samedi au Summerside Festival, pour y présenter son dernier-né : The Mandrake Project, paru début mars, dix-neuf printemps après Tyranny of Souls.
Du projet, on ne retiendra pas grand-chose. Non qu’il s’avère d’une qualité quelconque, mais parce que Dickinson proposait samedi une set list qui misait étonnamment peu sur les titres du Mandrake Project, hormis « Afterglow of Ragnarok », « Resurrection Men » et « Rain on the Graves ». Trois morceaux au total sur les quatorze de la soirée.
Reste un show qui, malgré une attente légèrement déçue, n’a pas dérogé à la réputation de Dickinson. Bruce, en véritable maître de cérémonie, qui n’a eu de cesse d’aller attraper sa foule. De s’accaparer chaque recoin de la scène, pour mieux envoyer ses envolées qui finiront toutes par remuer un public pourtant enfoncé dans la boue. Pas de quoi caresser la plèbe dans le sens du poil. Bien au contraire.
Une performance solide que le Summerside doit aussi au groupe dans sa totalité. Parce que derrière Dickinson, un combo massif vient pousser les décibels à coups de riffs, de solos implacables, d’une énergie saisissante. Notamment le duo guitare-basse formé par l’Américano-Suédois Philip Naslund et l’Irlandaise Tanya O’Callaghan. Sans oublier la note locale choisie par Bruce, principal soliste du Mandrake Project : le Chaux-de-fonnier Chris Declercq.
Une heure et demie à répondre à Bruce qui ne demandait qu’à faire hurler la foule. Chose faite. Et avec la manière. Moins celle du gentleman anglais que de l’alchimiste rock qui sied si bien à Dickinson.
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