Lenny Kravitz, Alice Cooper, The Smashing Pumpkins et Deep Purple: Montreux compte mettre le feu au lac !

Lenny Kravitz devait se produire en 2020 à Montreux. Il sera cette année sur la Scène du Lac, quatre ans après le « rendez-vous manqué », auréolé d’un 12e album studio qui sortira fin mai. David Trotta © PLANS CULTES

Le Montreux Jazz Festival dévoile le programme des festivités pour sa 58e édition. En frappant fort, notamment côté rock sur la Scène du Lac, complétée par des tableaux plus intimistes, mais tout autant ambitieux au cœur du Casino.

David Trotta

Montreux complète enfin le programme (voir en bas d’article) des sonorités qui viendront égayer les oreilles romandes cet été. Avec une affiche choc dévoilée ce matin, le Montreux Jazz Festival propose un riche plateau, qui se déclinera dans une formule réinventée pour 2024, dictée par les travaux en cours au Centre des Congrès.

Côté Scène du Lac, Montreux blinde son nouveau dispositif avec un nombre colossal de têtes d’affiches, notamment rock. Se succéderont ainsi Lenny Kravitz, The Smashing Pumpkins, PJ Harvey, The National, Sting. Mention spéciale pour la soirée Alice Cooper, pape du shock rock et Deep Purple, pour une présence hautement symbolique du combo britannique. Une dixième venue au Montreux Jazz Festival, alors que le groupe est en pleine célébration de son plus grand hit : Smoke on the Water, écrit en enregistré à Montreux, suite à l’incendie du Casino, survenu le 4 décembre 1971, dans lequel se trouvait une partie des musiciens assistant au concert de Zappa. Un Zappa, fils, qu’on retrouve aux commandes de la version revisitée de « Machine Head » en 2024, opus de Deep Purple qui comprend l’hymne montreusien.

Mélange des genres, la Scène du Lac propose aussi des teintes électroniques, avec des incontournables dont Massive Attack, Justice ou encore Soft Cell, célèbre entre autres pour sa reprise en 1981 de Tainted Love. Sans oublier les voix caractéristiques de Zucchero, Rag’n’Bone Man, Michael Kiwanuka ou encore Jamie Cullum.

Côté Casino, on retrouve l’esprit inventif de Montreux, qui fera dialoguer un lieu historique et des musiques toujours plus actuelles. Avec du rap, du hip-hop, au cœur d’un écrin où se sont succédé des légendes du jazz, de la soul et du blues. Un dispositif proposé tant à Disiz, Kokoroko, Selah Sue, ou Tyla et André 3000, qu’à la sextuplement couronnée d’un Grammy Award Dionne Warwick, pour redonner au Casino des senteurs qui lui sont chères. Tout comme avec Nick Mason, membre fondateur de Pink Floyd qui réinterprétera l’époque Syd Barrett du combo, présent en 1970 dans l’écrin de Montreux. En passant par le duo Thibault Cauvin & -M- et leur nouvelle « Heure miroir » évidente, pour deux genres de guitare qui semblent pourtant parfaitement opposés.

Une affiche particulièrement alléchante, qui manque toutefois d’une note blues, grand absent de la 58e édition du Montreux Jazz, pourtant partie intégrante de l’ADN du festival.

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