Ritchie Blackmore sur scène avec Deep Purple

À la surprise générale, le légendaire guitariste se produisait hier soir avec Deep Purple, trente-trois ans après avoir quitté le groupe.

David Trotta

Certaines retrouvailles valent leur pesant d’or. Avec le temps, on aura vu Slash et Axl Rose refaire scène commune pour reformer comme il se doit le mythique Guns N’ Roses. Il y a presque dix ans. Plus récemment, l’an dernier précisément, c’était au tour des frères Gallagher d’enterrer, peut-être momentanément, la hache de guerre. Et recomposer, là encore pour un retour très attendu, Oasis. Le temps d’une tournée mondiale.

Hier soir, au pays de l’oncle Sam (Donald), c’était Ritchie Blackmore qui signait son grand retour avec Deep Purple, trente-trois ans après le départ du guitariste du combo britannique. Pour la seconde fois et pour de nombreuses divergences créatrices, principalement avec le chanteur Ian Gillan.

Annoncée quelques heures avant la grande réunion officielle, via un live Instagram par le musicien en personne, la rockmontada aura eu lieu au Jones Beach Theater, à Wantagh, Long Island, dans l’État de New York. Pour un seul morceau, mais non des moindres.

Quoi comment ?

Alors que les relations n’indiquaient en rien une amélioration entre les frères d’art, l’annonce du retour, pour un seul et unique titre, avait donc de quoi surprendre. Bien qu’elle réjouisse instantanément des millions de fans sur le web. Restait à savoir comment l’affaire se fut goupillée. Via des négociations de longue haleine, en sous-marin juridique, à la manière des Guns ou d’Oasis ? Bien au contraire.

«J’ai reçu un message il y a quelques jours qui disait ‘je vis juste à côté. Ça vous dirait que je vienne jammer avec vous ?’», expliquait hier soir, sur scène, le chanteur Ian Gillan, son ami et musicien dans les bras, une fois Smoke on the Water achevé. Et de continuer: «C’était un plaisir absolu d’avoir sur scène le membre fondateur, la légende, l’immortel Ritchie Blackmore. C’était un réel plaisir. On se revoit au bar».

De quoi, pour les fans de rock hors Brian May, éclipser partiellement trois décennies d’une frustration devenue, parfois, lunaire.


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