
L’artiste britannique proposait hier soir un show intimiste savoureux dans le cadre du Festival Antigel, un mois après son concert avec The Libertines.
Épuré, dépouillé, radieux. Peter Doherty, plutôt deux fois qu’une. Une certitude, après la performance solo délivrée hier par le musicien à l’Alhambra, toujours dans le cadre du Festival Antigel, un peu plus d’un mois après son concert tropical à la salle du Lignon avec The Libertines.
Un cadre intimiste pour l’occasion, qui aura permis au public genevois de profiter d’un Peter Doherty entier. Par une séance d’autographes une quinzaine de minutes avant le début du concert. Puis pour l’heure et quart du show presqu’entièrement acoustique de l’ancien enfant terrible du rock.
L’occasion aussi de découvrir quelques titres de son prochain album solo, à paraître en mai. Dont deux morceaux déjà diffusés en ligne, Calvados et le délicieux Felt Better Alive, qui donnera son nom à l’opus, joués rapidement en début de set.
Au total, une quinzaine de titres, issus de l’ensemble de la carrière de Doherty. Solo, évidemment, avec aussi All At Sea ou For Lovers. Et un peu de The Libertines, avec Shiver et Night Of The Hunter, et Babyshambles avec Albion. Un tout délicat, poétique, dans la pénombre veloutée de la salle genevoise. Une dimension légère, en témoigne un Pete Doherty en chaussons floqués Simpson, malgré son costume et chapeau. Ainsi que la présence de sa fille de deux ans sur scène, casque anti-bruit vissé sur les oreilles, pour finir de charmer un public déjà conquis par l’outrancière élégance artistique du père.
Un show aussi simple que le décorum. Épuré, dépouillé, solaire. Peter Doherty, plutôt deux fois qu’une. Une certitude ! Plus encore sans les couacs techniques qui privaient l’artiste de sa voix en février à de multiples reprises. Hier soir, sans le faste libertin, la voix détonnait, autant qu’elle pouvait étonner. À susurrer la brise du printemps, autant qu’à fendre la foule quand Doherty choisit de donner un coffre qu’on lui connaît peu. Un peu plus d’une heure à se laisser porter par l’aura du musicien et ses plus belles travées folk, tout simplement.
En relation
