I was made for loving you, Paléo !

Manque de bol pour les organisateurs, mais grande nouvelle quand même. Déjà un deuxième nom qui fuite avant l’annonce officielle de la programmation de l’édition 2020 de Paléo. Après Francis Cabrel annoncé en décembre, voici que la présence de Kiss à Nyon vient d’être confirmée par les t-shirts du groupe. Rendez-vous donc le 21 juillet devant la grande scène pour assister à un concert d’une légende rock.

Sad but True

Rien de moins sûr, mais on pourrait se dire qu’un tel nom pourrait enfin donner un susucre aux rageux de la prog. Celles et ceux qui, à chaque sortie officielle des noms, pleurnichent. Encore. Et encore. Et encore. Et encore. Et encore. Et encore… « Déjà vu », « déjà entendu », « déjà venu », « trop vieux », « pas à la mode », « rien d’intéressant », « plus aucun effort », « nul », « y en a marre », etc. etc. et caeblabla. Bref résumé des commentaires rédigés sur la page Facebook de Paléo. Comme chaque année à l’annonce des artistes.

Alors comment expliquer que ces mêmes se retrouvent tous les ans devant sur la plaine de l’Asse ? Peut-être parce que, geindre, au fond, ça occupe les journées. Et ça fait intéressant. Ou parce que finalement, Paléo, c’est populaire. L’un de ces festivals qui essaient de proposer du son à différents publics. Un peu de rock, un peu de rap, un peu de chanson française, du hip hop, de l’électro, du blues parfois, du classique tous les dimanches, de l’humour même, quelque chose à voir et à écouter en famille. Bref, un programme panaché où chacun, le plus souvent, y trouvera son compte. Populaire, quoi.

Parfois, oui, l’affiche est moins alléchante. Et le public envoie des signaux. L’an dernier par exemple, avec un Paléo qui ne vend pas tous ses billets pour la première fois depuis longtemps. La prog était effectivement moins séduisante. Axée majoritairement sur un seul public. Malgré quelques très grands noms et quelques très bons concerts. Les Cure notamment.

Times Like These

Heureusement, il arrive aussi et souvent de prendre un pied d’enfer deux, trois ou quatre concerts de suite, avec des mastodontes qui se succèdent. En 2010 Iggy Pop puis Motörhead, tous deux sur la grande scène.

Et il y a aussi les bons moments auxquels on ne s’attend pas. Patrick Bruel sous des trombes d’eau, la boue jusqu’aux chevilles, juste pour faire plaisir à quelqu’un à qui l’on tient. Et se dire rapidement que, même si l’artiste sur scène, c’est pas franchement sa came, il fait salement bien le boulot.

Tout le monde a ses souvenirs de concerts. Tous les paléistes ont leur petite anecdote. Le plus souvent, les meilleurs moments. Les mauvais, chacun préfère les chasser. Et pour éviter d’en avoir, peut-être que beaucoup devraient penser à la révolution. Sauter un numéro. Car oui, il arrive évidemment qu’une édition, selon les goûts des uns et des autres, intéresse moins. Voire pas. Pourquoi ne pas simplement passer son chemin, guigner ailleurs, et revenir l’été suivant ? Car en réalité, passée l’éternelle geignardise de certains, Paléo reste un grand rendez-vous proposant presque toujours des pépites, grandes ou petites. Avec en tête non pas un, mais des multitudes de publics qu’il faut contenter. Un fait qu’il faudrait peut-être plus souvent se rappeler.

Sweet Child O’ Mine

Si la tirade semble frôler la flagornerie, elle a surtout pour but de réfléchir et de saluer un exercice qui s’avère de toute évidence complexe, voire impossible : rendre tout le monde heureux. Tout en mettant, au passage, un petite taquet à celles et ceux qui se sont déjà donné rendez-vous sur Facebook, le 24 mars à 11h, pour chougner. D’autant que, pour l’heure, avec les trois noms déjà confirmés, il faudrait faire preuve de beaucoup de mauvaise foi pour ne pas se dire que 2020, du côté de Nyon, ça sent plutôt bon.

Mon nombril et moi avons précisément préféré passer notre tour lorsque, parfois, sans jamais ronchonner, l’édition à venir ne nous apparaissait pas remplie de séduisantes promesses. Quand bof, ça ne nous parlait pas plus que ça. À mon nombril. Sutout à moi. Mais en gardant toujours en tête que, au fond, I was made for loving you, Paléo !

David Trotta | Samedi 8 février 2020

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