Alexandre Astier : « Je regarde Les dents de la mer chaque fois que je fais quelque chose »

Alexandre Astier était l’invité de « C’est à vous » mercredi 24 novembre 2021.

Invité de l’émission « C à vous » cette semaine, Monsieur Kaamelott évoque ses inspirations. Parmi lesquelles le classique de Spielberg.

David Trotta

Quelques mois après l’épreuve des plateaux télés pour présenter sa dernière création, Kaamelott : Premier volet, soit la suite version cinéma des aventures d’Arthur et ses chevaliers, Alexandre Astier rempile pour la sortie en DVD du premier volet de la trilogie.

Cette semaine, il était notamment l’invité de « C à vous ». À la table d’Anne-Élisabeth Lemoine, Monsieur Kaamelott a ainsi dévoilé quelques secrets de fabrication. À commencer par Kaamelott, la série, qui « ne part pas tellement d’un sentiment de vouloir faire rire. C’est plutôt que le péplum, le grand film d’aventure, qu’il soit moderne ou pas, a une façon de traiter les humains qui est complètement inexistante », soulignait-il. Soit un manque de réalisme des rapports entre tous. « Je n’ai jamais connu une circonstance où tout le monde se comprend, surtout en équipe. Le Graal c’est quelque chose d’absolument indescriptible et tout le monde part comme ça : « c’est bon on y va ». Je pense plutôt rétablir quelque chose », expliquait-il.

Au cours des échanges, Alexandre Astier a aussi pu évoquer sa famille, présente en nombre aussi bien dans la série que dans le film. Qu’il s’agisse de ses parents, de son frère ou de ses enfants. « En ayant vécu ce que j’ai vécu, avec les équipes que j’ai, avec les acteurs qui sont sur le plateau, avec tous ces gens qui sont très précis, je n’imagine pas rentrer chez moi sans qu’ils connaissent ça. Je veux qu’ils viennent, je veux qu’ils fassent, mais pas en visiteurs. Je veux qu’ils bossent. Après, s’ils ne veulent pas faire ça, ils font ce qu’ils veulent. »

Dans un registre plus cocasse, Alexandre Astier a aussi révélé avoir manqué un appel de Thomas Pesquet, le spationaute français, qui a vu cet été le premier volet de Kaamelott depuis la station spatiale internationale. À Anne-Élisabeth Lemoine qui lui demandait si Thomas Pesquet avait aimé le film, le réalisateur a simplement répondu : « Je ne sais pas. J’ai raté son coup de fil. Quand je reçois sur mon téléphone un numéro que je ne connais pas, je ne réponds pas. Comme, à mon avis, beaucoup d’entre nous. C’était celui de l’ISS. C’est affreux », a-t-il conclu son anecdote.

Les dents de la mer

Côté envers du décor, Alexandre Astier raconte dans « C à vous » s’inspirer de Spielberg, et particulièrement de son classique sorti en 1975. « Je regarde Les dents de la mer chaque fois que je fais quelque chose », avouait Astier. Et d’expliquer y trouver : « une scolarité à chaque plan. Si vous avez envie d’être inspiré pour savoir si vous voulez être près d’un acteur, si vous voulez utiliser telle focale, si vous voulez filmer tel mouvement, si vous avez envie d’une conversation à trois. Les dents de la mer, c’est surtout un huis clos. Il y a quelque chose de très théâtral dans le cœur du bateau. Et je trouve aussi que l’équilibre des personnages entre ces trois-là est parfait. Donc généralement, je me demande où est mon Quint, où est mon Hooper, où est mon Brody (ndlr : respectivement le chasseur de requin, le scientifique et le chef de la police dans le film, parti à la recherche du grand requin blanc qui terrorise la population de l’île d’Amity). Et je fais ma petite sauce comme ça. C’est une mayonnaise perso. »

Rien en revanche concernant la suite au cinéma de Kaamelott après le succès du premier volet. Sauf peut-être une apparition d’Eddy Mitchell, aussi présent autour de la table d’Anne-Élisabeth Lemoine. Alors qu’Alexandre Astier expliquant que Thomas Pesquet lui avait demandé gentiment de pouvoir voir le film depuis la station spatiale, l’animatrice de « C’est à vous » demandait au réalisateur si le chanteur, invité de l’émission, aurait un rôle dans le second volet. « Si on me demande gentiment », a alors répondu Alexandre Astier. Chose faite dans la foulée par le principal concerné.

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