The Black Keys: la clé d’un rock qui fait foutrement danser Montreux

The Black Keys – Montreux Jazz Festival 2025. David Trotta © PLANS CULTES

Le combo américain remuait littéralement la Place du Marché hier soir lors de son passage par le Montreux Jazz Festival. Une technique simple: envoyer un rock le plus pur qui existe. Critique.

David Trotta

Pas de belles phrases, pas de style. Parce qu’aucun artifice pourrait rendre justice à Dan Auerbach et Patrick Carney, le génial duo rock américain, qui se fendait hier soir d’un concert majestueusement électrique. De l’énergie brute, balancée dans la plus pure tradition de ce genre qui vient des tripes. Et donc du blues.

Un blues auquel on envoie du jus. Pour que le courant passe directement des veines du groupe, à six hier soir à Montreux, jusque dans le bide de chacun. Ce rock sismique qui vint faire vibrer chaque pavé de la place. À finir par vous faire sautiller bien malgré vous. Un pouvoir magique que les Black Keys ont dans le sang. Et qu’ils sueront jusqu’à la dernière goutte.

Plus qu’un concert, The Black Keys ont encore remué ciel et terre à grands coups de riffs ravageurs. Rappelant des émotions encore vives dans l’esprit de celles et ceux qui se massaient en 2014 devant la Grande Scène de Paléo. Cette année pour la première fois au Montreux Jazz.

Pure déferlante, elle aura entraîné dans son sillage de grands titres signatures, Your Touch, Everlasting Light, Weight of Love, Howlin’ fo You. Bien sûr Lonely Boy pour achever une soirée de folie à l’état pur. Sans oublier des sons plus récents, dont Man on a Mission et No Rain, No Flowers.

Des Black Keys qui ont simplement roulé leur pierre sur une place noire de monde. Avec une limpidité soul tout bonnement céleste pour envoyer chaque spectateur dans les étoiles. Rien qu’en sortant du fond de leurs poches la clef d’une performance absolument divine.

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