Sting : un Englishman in Lausanne

La star anglaise faisait salle comble hier soir à Lausanne, à la Vaudoise aréna, avec son « My Songs Tour ». Un show qui misait sur une forme d’intimisme, malgré une foule dense.

David Trotta

Voir une salle pleine de plus de 8’000 personnes, c’était devenu chose rare ces dernières décennies à Lausanne. Et pourtant, avec son nouvel écrin, la capitale vaudoise veut reprendre la place qu’elle mérite. Après le succès très relatif de son coup d’envoi plus tôt dans l’année, la Vaudoise aréna peut se targuer d’avoir réussi un coup de maître avec la venue de Sting, dans le cadre de son « My Songs Tour ». Une performance à saluer doublement puisque le public romand avait déjà profité de l’artiste cet été sur les bords du Léman, au Paléo Festival.

À Lausanne hier soir, sur une scène aux relents de salon style maison de maître, l’ex-Police a ainsi cueilli et accueilli ses hôtes avec une déferlante de ses plus grands succès, délivrés en différents tableaux tant sonores que visuels. À commencer par Message in a Bottle en ouverture, suivi par Englishman in New York. Signatures des multiples carrières de Sting, en groupe autant que solo.

Baisse de régime pour certains, l’Anglais s’est ensuite lancé dans une succession de titres plus introspectifs, plutôt propices pour une salle jusque-là complètement assise. Parmi lesquels Fields of Gold et le classique Shape of My Heart. Une douceur savamment orchestrée pour rebondir avec un brillantissime What Could Have Been, rude, rugueux et intense. Transition toute faite pour redonner du ton et de l’énergie à Lausanne.

Après une première invitation lancée par Sting pour voir le public se lever sur Brand New Day, Gordon Sumner, 71 ans, n’aura eu aucun mal à tenir son public en haleine, en musclant le dernier tiers du show. Avec de très efficaces So Lonely et Desert Rose. Avant de clore la soirée sur des hymnes tels que Every Breath You Take et Roxanne.

Une soirée au cours de laquelle Sting a simplement proposé les compositions qui ont fait de lui une super star. Ses chansons. Hormis une courte entorse, en se lançant sur les pas d’un certain Bob Marley et de No Woman No Cry. Un clin d’œil assez logique et cohérent avec les sonorités et rythmes reggae chers à Sting. Qui est toutefois resté l’élégant british que l’on connaît, jusqu’au bout de ses énormes bottes.

One Comment on “Sting : un Englishman in Lausanne”

  1. Ok sur tout ce qui est écrit dans l’article! Toutefois la sono était catastrophique: des harmonies indétectables, des fréquences surtout de guitare de Dominc Miller a avoir mal aux oreilles, des claviers à peine perceptibles. Non franchement, on aurait dit le son d’un orchestre à la fête de quartier !

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