SMELLS LIKE KURT SPIRIT

Sorti fin de semaine dernière, le documentaire sur la vie de Kurt Cobain livre pléthore d’images inédites, au plus proche de celui qui n’a « jamais voulu être célèbre ».

Par David Trotta

Tout le monde connaît Kurt Cobain. Ce gamin excentrique du nord des Etats-Unis, capable de ravager une scène entière en quelques secondes seulement. Musicien atypique également, mêlant la rage du punk, la mélodie pop et la noirceur de ses tripes. Mais qui était-il vraiment, le Kurt Donald Cobain de tous les jours?

Cobain: Montage of Heck, du réalisateur Brett Morgen, offre des pistes de réflexion. Sorti fin de la semaine dernière en DVD, le fameux documentaire tant salué lors des quelques diffusions sur grand écran au début de l’année offre une vision inédite de l’icône grunge. Précisément de celui qui n’a jamais voulu être une icône, le précise-t-il à qui veut bien l’entendre.

Les images proviennent de l’entourage de Cobain. De Courtney sa femme, de Don son père ou de Wendy sa mère. Elles défilent de façon chronologique pour illustrer la vie du petit natif d’Aberdeen, hyperactif abandonné de tous. Elles montrent ses angoisses, ses craintes, et ses peines à faire société. Mais elles proposent aussi de s’intéresser à un artiste hors du commun, un acharné de travail dont l’une de seules volontés réside précisément dans la poursuite d’une vie où seule la musique compte.

Mais l’histoire, c’est aussi celle d’un jeune trop tôt confronté aux drogues multiples et variées, qu’il consomme vraisemblablement en très grande quantité. Le début d’une nouvelle vie l’entend-on dire sur un enregistrement. Une vie qui s’achèvera à 27 ans.

Au-delà des images et des sons, ce sont également ses proches qui témoignent. Ses parents, une ancienne petite amie, sa soeur, sa femme, son bassiste.

Côté des lacunes de Montage of Heck, on peut relever l’absence de Dave Grohl, batteur charismatique de Nirvana, bien que présent sur certaines images d’archives. Et également la longueur du tout, qui aurait peut-être gagné en intensité s’il avait été quelque peu condensé.

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