Slash de retour pour un deuxième album solo

Comme en 2010, le guitariste s’est entouré de pléthore de stars pour donner voix aux différentes chansons de « Orgy of the Damned ».

David Trotta

Il aura fallu attendre quatorze ans pour que Slash, actuellement en tournée avec Myles Kennedy et leurs Conspirators d’acolytes, revienne avec un second album solo. Cette fois-ci en revanche, à l’exception de Metal Chestnut pour terminer « Orgy of the Damned », seul morceau original de l’album à paraître le 17 mai, Slash propose une virée blues, éparpillée sur onze reprises.

Comme en 2010 avec son premier opus solo, Slash s’est entouré de grands noms du rock et du blues pour donner voix à « Orgy of the Damned », qui comptera la présence de Billy Gibbons (ZZ Top), Beth Hart, Chris Robinson (The Black Crowes) ou encore Gary Clark Jr. À noter une deuxième venue pour Iggy Pop sur un projet solo de Slash, au chant sur Awful Dream de Lightnin’ Hopkins, après avoir posé sa voix rocailleuse en 2010 sur We’re All Gonna Die.

Annoncé vendredi dernier, « Orgy of the Damned » présente déjà quelques contours avec le dévoilement de Killing Floor. Une reprise Howlin’ Wolf qui compte Brian Johnson, chanteur d’AC/DC en principal invité, ainsi que Steven Tyler, chanteur d’Aerosmith, harmoniciste pour l’occasion. « Quand Slash m’a demandé de chanter sur Killing Floor, j’ai immédiatement dit oui, assure Brian Johnson, au registre vocal bien loin de celui qu’on lui connaît avec AC/DC. C’était l’une des premières chansons que j’ai apprises dans mon tout premier groupe, et quand il m’a joué la bande son, c’était une évidence, et l’harmonica de Steven est tellement incroyable. » Un trio rock mythique, qui semble faire honneur à l’un des classiques de Slash. « Killing Floor est l’une de mes chansons préférées de Howlin’ Wolf, mais aussi l’un des riffs de blues emblématiques qui m’a captivé en tant que jeune guitariste. J’ai toujours voulu la reprendre d’une manière ou d’une autre et cet album était le moyen parfait. Mais la jouer avec ce groupe, et avec Brian Johnson au chant, c’était un accomplissement que je n’aurais jamais imaginé à l’époque. Sans parler du fait que Steven Tyler joue de l’harmonica », se réjouit le musicien.

Il vient de là, il vient du…

Biberonné au blues, notamment celui de B.B. King par sa grand-mère américaine, Slash se sera déjà lancé sur cette voie au milieu des années 1990. Avec son projet Slash Blues Ball, proposé sur scène, sans publier de musique toutefois. Des amis de longue date, Johnny Griparic à la basse et Teddy Andreadis au clavier, qu’il retrouvera des années plus tard pour mettre en boîte quelques titres déjà joués en live par le passé. Dont The Pusher popularisé par Steppenwolf, Key to the Highway de Charlie Segar ou Born Under a Bad Sign d’Albert King.

Des morceaux auxquels s’ajoutent d’autres reprises de légendes du blues et de la soul, dont The Temptations, Stevie Wonder, sans oublier le maître Robert Johnson.

« Orgy of the Damned »
1) The Pusher, avec Chris Robinson (chant et harmonica)
2) Crossroads, avec Gary Clark Jr (chant, guitare rythmique et solo)
3) Hoochie Coochie Man, avec Billy Gibbons (chant, guitare rythmique et solo)
4) Oh Well, avec Chris Stapleton (chant)
5) Key to the Highway, avec Dorothy (chant)
6) Awful Dream, avec Iggy Pop (chant)
7) Born Under a Bad Sign, avec Paul Rodgers (chant)
8) Papa Was a Rolling Stone, avec Demi Lovato (chant)
9) Killing Floor, avec Brian Johnson (chant) et Steven Tyler (harmonica)
10) Living for the City, avec Tash Neal (chant)
11) Stormy Monday, avec Beth Hart (chant)
12) Metal Chestnut – Instrumental original

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