
La plaine de l’Asse a vibré rock dans sa multitude de nuances jeudi soir, de ses variantes rondes et douces jusqu’aux plus profonds des clubs londoniens.
Placebo, Shaka Ponk, Nova Twins, alt-J. Il n’en fallait pas moins, jeudi soir à Paléo, pour plonger dans la multitude de galaxies qu’offre le rock. Une affiche qui s’est baladée des nuances punk, délivrées par le jeune duo britannique Nova Twins sur la grande scène, aux sonorités plus douces et dansantes, du côté de Vega, avec alt-J. À une heure d’intervalle, les deux groupes annonçaient la couleur. Plutôt les couleurs.
Et ainsi fut l’ensemble de la soirée, en contrastes, comme le confirmeront successivement Shaka Ponk puis Placebo, tous deux sur la grande scène. En premier lieu avec le combo français, sa grandiloquence scénique, sa fougue éternelle. Un jeu de grande classe, entre décorum cinématographique et performance théâtrale. Son chanteur dans la foule dès les premiers instants du concert, pour mieux embrasser la plaine de l’Asse qui ne sait plus où donner de la tête. Un électro qui fait danser, un rock dur qui traverse les corps, jusqu’au metal qui assomme. Un groupe qui transporte par une énergie hors norme, avant de laisser s’installer la nuit qui s’abat sur Nyon.
Ambiance aux antipodes, sur les coups de minuit, avec l’arrivée de Placebo et son rock empreint de new wave qui emmène dans l’univers des clubs. Son côté sombre, planant, et du glitch à outrance. Peu de jeu de scène, peu de contact avec le public, Placebo mise sur ce qu’il a de mieux : des titres aussi forts que le duo Brian Molko et Stefan Olsdal, co-fondateurs du groupe londonien, solide comme le… La foule se laisse embarquer pour un voyage parfois mystique, pour repartir de Paléo un peu la tête dans les nuages, après avoir plongé dans les bas-fonds du rock.
