Paléo et Âge de pierre : l’évidence faite (Josh) Homme

Queens of the Stone Age – Paléo Festival 2025. David Trotta © PLANS CULTES

Queens of the Stone Age bouclait hier soir la grande soirée rock de Paléo 2025 dans une atmosphère propice à déverser des kilomètres de riffs taillés dans la plus rugueuse des roches.

David Trotta

No One Knows pour démarrer. Le grand tube de 2002 sorti sur « Songs for the Deaf ». Histoire de rentrer dans le vif du sujet. La Grande Scène de Paléo exulte. Il y a de quoi. Le festival n’accueille pas tous les jours les grands maîtres du rock stoner et sa figure de proue, Josh Homme.

Entrée en matière qui frappe fort. Version grosse claque de Will Smith ? Bien plus encore. Avec Queens of the Stone Age, c’est un énorme pavé que les Américains lâchent dans le parterre de boue qui leur fait face. Des rois du riff lourd et salace qui s’emparent tout simplement de la Plaine de l’Asse.

Un combo qui se présente à la foule format dense, ramassé sur une grosse moitié de scène, délimitée par des murs d’enceintes. Parce que derrière, le groupe, récemment sorti de catacombes parisiennes, veut que ça danse.

On n’en attend pas franchement moins. Le contraire aurait été surprenant. Bien plus encore que de voir le nouveau look de Josh Homme, blond, cheveux à ras, après un passage par la mèche longue et la barbe de papa. Résultat : 1h30 d’un rock pur et un poil dégueulasse. Qui termine comme il a débuté, par le très apocalyptique A Song for the Dead, aussi sur le grand fait d’arme de 2002. En passant par d’autres de leurs grandes mélodies, dont Make It Wit Chu et son détour par Miss You des Stones en fin de solo, ou If I Had a Tail. Histoire de convoquer un peu le Malin parmi les convives. Et que tous repartent quelques neurones en moins vers le petit matin.

Une énergie à l’état brut qui entraînera le public jusque tard, sans laisser grand monde de marbre.

Laisser un commentaire