Mufasa : une genèse pas franchement royale

Loin d’un rugissement, le préquel au Roi lion, narrant la jeunesse du père de Simba, résonne aussi fort qu’un miaulement dans l’eau.

David Trotta

C’est l’histoire de la vie. Un cycle qui s’avère finalement pas si éternel. Celui des bobines de cinéma qui prévoyaient une fin. Mais finalement non, en étirant une pellicule jusqu’à plus soif, pour aboutir sur des histoires sans grand intérêt.

C’est par exemple celle de Mufasa, préquel au Roi lion, qui nous raconte la jeunesse du noble félin qu’on découvrait avec émerveillement en 1994, le temps d’une histoire devenue aujourd’hui franchement quelconque. À balbutier une explication, un pourquoi, un comment. La trame du premier volume, notamment la relation fratricide entre Mufasa et Scar. Les origines du mal, autant que celle d’une cicatrice qui ne guérira jamais.

Tente ans après la sortie de l’un des longs-métrages Disney les plus cultes, la firme s’aventure dans la psychologie (et les psychodrames) pré-adolescente. Le soutien ou l’abandon parental, les premières amourettes déçues, les émotions non maîtrisées. Un tout, plus précisément du « rien », qui se voudrait suffisant pour donner à voir la richesse et la profondeur des personnages de 1994. Dommage, même si Mufasa n’en causera pas plus que les deux suites qui avaient déjà amorcé le virage, en 1998 puis 2004.

Pas de quoi fouetter un gros chat certes, ni donner au classique de 1994 de quoi rugir.

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