Manson-Halestorm: Phil Collins en deux temps

À gauche Marilyn Manson (capture d’écran), à droite, la frontwoman de Halestorm, Lzzy Hale (photo Wikimedia Commons – CC BY SA 4.0).

Le pape du shock rock et le gang de Lzzy Hale sortent coup sur coup un titre aux relents de Collins. Une reprise pour le premier, une évidence pour les seconds.

David Trotta

Sweet Dreams en 1995, Tainted Love en 2001, Personal Jesus en 2004, pour ne citer que les plus célèbres. Sans oublier God’s Gonna Cut You Down, I Put a Spell on You et You’re So Vain. Autant de titres repris par Marilyn Manson, dont les réinterprétations lui ont valu et lui valent encore une large partie de sa notoriété musicale. Notamment les trois premières.

Pas étonnant donc qu’on le retrouve en 2025 en train d’appliquer une formule qui lui fut jadis payante, en publiant semaine dernière sa version de In the Air Tonight, l’un des grands hits de Phil Collins. Moins percutante que Sweet Dreams, Tainted Love ou Personal Jesus, la revisite mansonienne de Collins navigue dans une ambiance chaotique chère au pape du shock rock. Intéressante, sans être transcendante. Pas de quoi rendre justice à Phil Collins comme Manson le fit si bien avec Eurythmics, Gloria Jones et Depeche Mode, sans l’écorner non plus.

Hale Yes !

L’hommage à Phil Collins, volontaire ou non, il faut surtout aller le chercher du côté de Halestorm et son dernier titre, Darkness Always Wins, paru hier. Une véritable pépite dans la catégorie power ballad, dont l’introduction syncopée à la boîte à rythmes, caractéristique du morceau du Collins, au moins autant que le break de batterie à mi-parcours, s’élance avec évidence sur les pas de In the Air Tonight.

Un rappel qui laisse rapidement place à la merveille de chanson que délivre Lzzy Hale, dans une atmosphère morose, empreinte de colère et désarroi, teintée d’espoir. Les ténèbres qui gagnent toujours, raconte le morceau. La tristesse d’une histoire qui se répète à plus soif, en forçant plus d’un à affronter la déferlante de la vie à l’aide d’une lumière aussi fébrile que celle d’un briquet.

Plus orchestral et plus sombre que le catalogue classique d’Halestorm, dans un registre très référencé metal ici, Darkness Always Wins s’avère certainement le premier titre du prochain album du groupe, pas encore annoncé, qui devrait faire suite à « Back from the Dead », cinquième opus des Américains sorti en 2022. À découvrir sur scène, pour rappel, notamment aux Docks de Lausanne le 1er juillet.

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