« Les Tuche 4 » : un Baroux d’honneur

Le quatrième volet de la saga « Tuche », toujours signé Olivier Baroux, s’inscrit joliment dans la famille des films de Noël.

David Trotta

Des frites ! Des frites ! Des frites, des frites, des frites ! À Monaco, aux États-Unis ou à l’Élysée, certaines choses ne changent pas pour Jeff, Cathy, Stéphanie, Will, Coin-Coin et Mamie Suze, une fois encore à l’honneur cette fin d’année pour un quatrième volet des « Tuche ». Pas de raison donc de couper à la tradition. Malgré un angle nouveau, cette quatrième aventure est toujours pensée pour donner la patate.

Dans « Les Tuche 4 », on retrouve donc la famille au complet, chez elle, à Bouzolles. Jeff a décidé de quitter ses fonctions présidentielles pour reprendre son activité favorite : le chômage. Mais le nouveau numéro de la saga est moins centré sur la famille et ses protagonistes que sur la mission dans laquelle se lance Jeff, soutenu comme toujours par sa femme et ses enfants : donner du rêve pour Noël et faire en sorte que le jeune Jiji, fils de Stéphanie et petit-fils de Cathy et Jeff, continue de croire au Père Noël.

Une parenthèse dans le réel

Un peu différent de trois autres, ce quatrième épisode s’inscrit très largement dans notre temps, avec une critique humoristique des modes de consommation d’aujourd’hui. Sur fond de brouille familiale entre Jeff Tuche (Jean-Paul Rouve) et son beau-frère Jean-Yves (Michel Blanc), Olivier Baroux, réalisateur de la saga, met ainsi en scène les difficultés des petits artisans face aux ogres de la distribution sur Internet.

Engagé donc dans une querelle vieille de dix ans avec Jean-Yves, mari de la sœur de Cathy Tuche (Isabelle Nanty), Jeff est aussi confronté à Jiji qui a atteint l’âge critique des enfants en passe de perdre la foi en Noël et ses légendes. Il emmène alors son petit-fils visiter une fabrique de jouets, en la faisant passer pour une usine du Père Noël. Située juste en face de Magazone, leader français de la distribution et très fortement engagé à l’internationale, elle n’a malheureusement pas tenu la distance. Jean-Yves, directeur de Magazone, veut la racheter pour la transformer en parking. En partie pour se venger de son beau-frère, mais aussi pour continuer à faire rêver Jiji, Jeff rachète l’usine. Aidé par ses amis ainsi qu’un ancien menuisier (François Berléand), il se met en tête d’y fabriquer des jouets en bois qui seront envoyés gratuitement à tout enfant qui adresserait une lettre au Père Noël.

Avec son message sous-jacent ainsi que ses différents rebondissements, « Les Tuche 4 » s’inscrit littéralement dans la famille des films de Noël. Il y mêle un humour propre aux « Tuche » et respect des codes des comédies de fin d’année. En racontant une aventure destinée à faire vibrer la magie de Noël, aussi bien auprès des petits que des grands, tout en rapprochant des membres d’un même clan éloignés par la vie, une bonne dose de fierté et une guerre d’honneur mal placés. Un film dans la drôlerie des trois premiers épisodes, qui auréole cette fois-ci la saga d’une note plutôt tuchante.

One Comment on “« Les Tuche 4 » : un Baroux d’honneur”

  1. Pari réussi pour « Les Tuche 4 » qui parvient à relancer la saga en proposant un pur film de Noël qui pourra convaincre un jeune public sans mettre de côté les adultes.

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