On nous promettait le plus grand show de l’histoire du foot. Celui qui marquerait les mémoires, à défaut d’une équipe qui finirait par la mettre au fond. Une annonce évidemment faite en conférence de presse par le nouveau plus grand fan de ballon rond et son désormais nouveau meilleur ami, l’Infantino. Non pas d’Espagne (on aurait crié, une fois encore au cours de la compétition, au scandale), mais bien des États-Unis.

Parler Coupe du Monde au pays du chicken wing roi, c’était forcément s’attendre à un spectacle en conséquence. Avec force démonstration de puissance, sans toutefois filer la chair de poule. Une performance toute américaine, qui aura sans doute fait pousser des ailes à tonton Donald et l’Oncle Picsou. Et qui aura surtout fait fifa de toutes les conventions en vigueur. La règle des 15 minutes de break ? Qui, de l’autre côté de l’Atlantique, s’en foot ? Et après tout, pourquoi pas, comme le disait autrefois la grand-maman de David. À se prendre pour le Messie, d’aucuns en oublieraient aisément qu’un homonyme trottine déjà sur la pelouse.

Pourquoi pas au fond, effectivement, dès lors que la grande finale s’ouvrait avec un discours testostéroné de Tom Cruise, son appel façon grand prêcheur à l’union et à la réunion des peuples. Pourquoi pas débarquer la Madonne en buggy dans le stade, accompagnée de deux légendes de la discipline. Pour lancer le show de la mi-temps qu’on nous promettait.

Mais à bien y penser, le show fut bien celui qu’on nous promettait. Précisément, celui à l’américaine, calibré sur son propre football, sa propre culture, ses propres règles. L’ingérence chevillée au corps dans un monde qui n’est pas le sien. Le grand footage de gueule, qu’on assène à la face du monde. De la part d’un duo qui aurait bien pu prendre la place de Peggy et Kermit au centre du stade, histoire de boucler la boucle d’une amitié politico-événementielle devenue un peu trop cochonne.

David Trotta – Lundi 20 juillet 2026

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