Harry Potter, derrière la magie… noire

À l’intérieur du 4, Privet Drive. Maison où vivent les Dursley et leur neveu Harry Potter. Photo David Trotta © PLANS CULTES

Les studios londoniens consacrés à la saga Harry Potter se parent d’un voile noir le temps d’une installation dédiée aux forces obscures. Tour d’horizon.

David Trotta

Envisager Harry Potter au prisme d’une histoire enfantine narrant les péripéties d’un jeune sorcier découvrant ses pouvoirs magiques, c’est oublier qu’elle tient d’abord à la tentative d’assassinat d’un garçon à peine né. En clair: pas de Harry sans Voldemort. Ce que rappellent en ce moment les studios londoniens consacrés à la saga, haut lieu de la culture potterhead, le temps d’une mise en scène axée sur les forces du mal.

Entrée donc de rigueur, avec une présentation des mannequins, en costumes, ayant tour à tour incarné les professeurs de défense contre les forces obscures. Dans l’ordre: Quirinus Quirrell, Gilderoy Lockhart, Remus Lupin, Alastor Maugrey, Dolores Ombrage, Severus Rogue.

Présente dès les premiers instants de l’histoire, la part sombre de la magie s’invite en fil noir, particulièrement avec l’annonce du retour de Voldemort à la fin du cinquième volet. Tournant majeur dans l’esthétique de la saga. Cap ainsi sur des décors en conséquence: la banque Gringotts et le coffre de la maléfique Bellatrix Lestrange, le tombeau de la famille Jédusor (aka Voldemort), la stèle trônant un cœur du Ministère de la magie écrasant les simples mortels, la forêt interdite, la porte d’entrée de la Chambre des secrets. Notamment.

Un hotspotter qui évolue

Visite thématique, elle laisse évidemment toute sa place à l’ensemble des éléments centraux de l’histoire et donc des studios, qui accueillent chaque jour près de 6000 potterheads (les geeks de Potter, dans le jargon). Quatorze ans après l’ouverture des locaux. Par-delà la couleur spéciale de l’installation, on y retrouve évidemment la grande salle et ses banquets, des centaines de mannequins en costume utilisés durant les tournages, de dizaines de décors. Mais aussi et surtout l’envers de ceux-ci.

Tout l’intérêt du lieu par ailleurs. Car derrière la magie qui opère à l’écran, huit films durant, le Warner Bros. Studio Tour de Londres offre une véritable immersion au cœur d’un projet de cinéma, faisant la lumière sur ses secrets de fabrication. Un travail immensément riche d’artisanat, de robotique, de maquillage et de costumes pour donner vie, en trois dimensions, à l’univers créé sur papier par la désormais très controversée J.K. Rowling.

Plongée aussi directement dans certains des lieux de tournage, dont quelques grands classiques: le Poudlard Express, le 4 Privet Drive (maison de Harry), le bureau du directeur Albus Dumbledore, la forêt interdite. Et de finir avec la maquette monumentale du château, utilisée pour les prises de vue extérieures de la magique bâtisse.

Hotspotter qui convaincra certes particulièrement les amoureux de la saga, il réjouira sans l’ombre d’un doute tout amateur de septième art.


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