Green Day: le show Super Bof ?

Le combo punk rock ouvrait hier les festivités d’avant Super Bowl avec une performance des plus convenues. Et consensuelle.

David Trotta

Qui n’a jamais assisté à une interview télé de grande star à l’américaine ? Ce moment, souvent lors d’un late show, où l’invité du soir lâche un gros « f*ck », très attendu, qui suscite une fausse réaction d’incrédulité. Dans un cadre sans vraiment d’enjeu.

Faire un gros doigt d’honneur à l’Amérique entière, c’est ce que certains attendaient de la prestation de Green Day, invité spécial pour l’ouverture du Super Bowl, hier aux USA (la nuit dernière, sous nos latitudes). Groupe engagé s’il en est, connu et reconnu pour ses prises de positions politiques, ouvertement anti-Trump. Forcément, vu l’enjeu, on se doutait que le combo californien se présenterait sur scène avec retenue, contrairement à ses coups de gueule récurrents.

Bien loin de pousser des cris d’orfraie, le groupe aura étonné par son absence totale d’engagement, se fondant complètement dans le moule de l’entertainment. Malgré un clin d’œil protestataire que d’aucuns perçoivent avec le choix de titres délivrés : Time of your Life, Holiday, Boulevard of Broken Dreams et finalement American Idiot. Le tout ramassé en à peine plus de cinq minutes. Compilation succincte de ses plus grands tubes qui, pour certains, firent jaser à leur sortie. Particulièrement American Idiot, complètement fondu dans l’establishment aujourd’hui.

Sans s’attendre à ce que Green Day débarque dans l’arène avec l’artillerie lourde, on restera quand même sur notre faim, pour une apparition totalement calibrée. À prendre les Américains un peu pour des idiots. Comme le reste de la planète.

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