
Le quatuor londonien Skunk Anansie assure un show de feu pour lancer une édition 2025, version « Grand Cru ». Avec la rage féroce de ces groupes qui n’ont qu’une seule envie : dévorer son public, tout cru !
« It’s fucking hot here ! ». Une évidence que lançait hier Skin depuis la Grande Scène, l’ultra charismatique chanteuse du combo alternatif Skunk Anansie. Chaud, très. Mais moins due au soleil qui bombarde Paléo à 18h30, lorsque le groupe investit l’Asse, que le show de feu méchamment envoyé par Skunk, à en incendier littéralement la place !
Groupe phare issu de l’underground londonien, Skunk Anansie sublimait hier l’ouverture de Paléo, à grand renfort de riffs particulièrement lourds. À la mesure d’un genre pas forcément grand public, qui retournait pourtant celui massé sur la plaine, mardi. Cette touche grunge chère aux années 90, qui mit sur le devant de la scène des sons issus des caves salaces les plus profondes.
Un show brûlant donc, assuré en très grande partie par la frontgirl Skin, le rock dégueu gravé dans la peau. À faire don de soi comme peu le font aujourd’hui encore. Sur des titres gravés dans la roche, dont I Can Dream issu du premier album en 1995, jusqu’aux très récents Shame ou An Artist Is An Artist, sur « The Painful Truth », sorti en mai. Un rock hédoniste, celui que toutes et tous devraient avoir dans leur playlist.
Concert de lancement sur la Grande Scène, il aura aussi lieu hors de celle-ci, avec Skin qui se payera un bain de foule magistral, dont on entendra parler encore longtemps sur site, bien après que le groupe ait suivi les flèches indiquant « Exit ».
Un premier round à vous mettre K.O. Reste à voir maintenant qui réussira à placer la barre plus haut. Une sortie de scène après une heure de ténèbres, paradoxalement au moment où sur tous les téléphones arrivent les notifications annonçant le départ de leur grand Prince, qui s’en est allé rejoindre ses Ténèbres.
