Boogie Beasts : l’art du blues dansant

Le combo belge étoffe sa discographie avec « Love Me Some », troisième opus long format au blues très contemporain.

David Trotta

Deux guitares, deux voix, un harmonica et une batterie. Quatre musiciens au total venus de Liège, Limburg et Namur, en Belgique. Plusieurs EP et désormais trois disques long format, dont « Love Me Some », paru mi-septembre 2021. De véritables maîtres du groove, réunis sous la bannière Boogie Beasts.

Avec leur troisième opus, les Belges offrent un blues rock qui fleure bon la musique qui danse, les riffs entêtants, le slide des anciens et l’énergie d’un genre ancestral revisité à la fuzz version 2021. Un album idéal à faire découvrir le temps d’un soirée qui bouge. Parce que de boogie, le groupe en est vraiment une bête ! Bring It On, Like a Snake ou Mine All Mine pour preuves irrefutables. Sans hésiter à calmer le jeu pour proposer des titres plus doux bien que toujours rugueux. Comme Howl, véritable coup de cœur de l’album.

Solidement ancré dans la tradition blues, le son général rappelle des grands noms du genre, des Black Keys à John Lee Hooker. En passant par une forme de ZZ Top, celui presque disco des années 1980 avec « Eliminator ». Agrémenté de la touche qui fait de Boogie Beasts un groupe unique : l’omniprésence d’un harmonica qui caresse l’oreille autant qu’il tranche.

Un groupe à découvrir et à partager à foison. Mais surtout à voir sur scène pour une véritable expérience live. Un registre dans lequel ils brillent, comme ils ont récemment pu le prouver sur la scène du Blues Rules Festival de Crissier lors de leur passage en septembre, peu avant la sortie de « Love Me Some », qui a fait de Boogie Beasts le groupe probablement le plus apprécié de la soirée d’ouverture.

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