
David Trotta © PLANS CULTES
Le duo australien présentait hier au Montreux Jazz Festival les prémices de son album à venir. Le temps d’un concert à la sobriété folk de mise. Critique.
Il faudra attendre septembre pour découvrir dans son intégralité le septième opus signé Angus & Julia Stone, que le duo dévoile en creux sur scène. Comme hier à Montreux, avec Monroe, ou Karaoke Bar, les deux premiers titres déjà disponibles, que la fratrie distillait au cours de son concert teinté d’une nostalgie folk rare.
Au Lab, c’est l’intense sobriété du genre que le duo présentait au public montreusien. Celle des guitares acoustiques qui planent dans l’air des chaudes soirées d’été. Enorgueillies de douces mélodies, susurrées à deux, dans un échange poétique d’une féroce sincérité.
Angus & Julia, c’est l’essence folk. D’un duo qui s’est imposé parmi les chantres de la discipline. D’une symbiose totale, quand les frangin·es entremêlent tant leurs guitares que leurs voix, que d’une parfaite complémentarité, quand Angus pose la trame, et que Julia, multi-instrumentiste, auréole le tout d’une touche soul évanescente. À la trompette, à l’harmonica et, bien sûr, à la voix.
Quelques notes de grâce hier, issues de la riche discographie du groupe (7 albums pour le duo, 7 pour Angus, 4 pour Julia). Particulièrement Yellow Brick Road, issue de leur deuxième album. Tout comme From the Stalls, sur l’album suivant. Sans oublier une sublime reprise de Stay With Me, classique de Sam Smith.
Un duo qui sa savoure depuis plus de vingt ans pour son élégance brute, sans pareille. Qu’on sirotait à discrétion hier à Montreux.
