Kaamelott 2 en quête d’aventure

Suite de la saga avec le premier épisode de la seconde partie de Kaamelott, débarqué mercredi au cinéma. Au menu : nouvelle Table Ronde, nouveaux visages, nouvelles ambitions, mais pas que. Critique.

David Trotta

Kaamelott n’en a pas fini avec le temps des ruines, ni celui des malédictions. Bien au contraire. Alors que KV1 (premier volet de la saga) terminait sur la destruction de la mythique forteresse, KV2 – première partie redémarre sur les terres hostiles d’une Bretagne marquée par dix ans de tyrannie. On reprend donc l’histoire avec un Arthur dépressif, le même qui, dans le premier volet, tentait une nouvelle fois de mettre fin à ses jours, attendant patiemment d’être englouti par l’effondrement de son château. Symbole criant du gouffre intérieur du légendaire roi de Bretagne.

Un gouffre omniprésent depuis la 5ème saison de la série. Qui pousse donc les plus fidèles à se mettre en tête de reconstruire le royaume. En commençant par la Table ronde. Une ferveur qui encouragera le souverain à endosser son rôle, bien qu’en traînant allégrement des pieds. Mais surtout à reprendre leur divine mission : partir à l’aventure, dont celle du Graal.

KV2 – première partie apporte ainsi un vent de fraicheur à la saga, passablement mélancolique depuis le choix d’Arthur de replanter Excalibur dans le rocher. À travers le retour des plus fidèles autour de la Table ronde, l’arrivée de nouvelles têtes, l’envie du plus grand nombre de remettre le royaume sur pied, ainsi que l’ajout des décors inédits et majestueux, terres d’aventures pour plusieurs équipées. En somme, remettre la machine en marche et redonner de l’entrain à légende.

Kaamelott, à la lettre ?

Parlant travers, on notera surtout la présence maladroite de Perceval, via une série de lettres. Pas facile de continuer à faire vivre un personnage iconique quand un acteur a quitté le navire certes, reste qu’il vaut parfois mieux s’en passer complètement. D’autant que l’explication d’une ultime brouille avec son éternel acolyte Karadoc, devenues très fréquentes depuis la fondation du clan de semi-croustillants, aurait suffi à justifier l’absence, momentanée peut-être, du Chevalier de Provence.

Autre regret : l’apparition de créatures magiques pour inscrire la saga dans la grande famille de l’heroic fantasy. Pas pour leur arrivée en tant que telle, mais leur qualité peu convaincante, qui laissera probablement une marque « datée » sur la saga à court terme. Alors que Kaamelott misait peu sur les effets spéciaux, en-dehors principalement du flamboiement d’Excalibur et des apparitions de la Dame du Lac. Une des raisons sans doute aussi du succès de la saga à travers les années.

En bref

– Oui à l’histoire
– Oui à l’aventure
– Oui aux retrouvailles
– Oui à la suite (KV2 – deuxième partie sortira le 11 novembre 2026)

– Non à Perceval
– Non aux effets spéciaux

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