Pinocchio reprend vie à Saint-Maurice

Pinocchio tel que la plupart des Italiens le connaissent. À noter que les couleurs représentent le drapeau de l’Italie. David Trotta © PLANS CULTES


Le célèbre pantin de bois est mis à l’honneur de la nouvelle expo au Château de Saint-Maurice. Une belle occasion de redécouvrir Pinocchio, autrement qu’à travers le film d’animation de Walt Disney.

David Trotta

Un sculpteur, un criquet, une fée bleue et un morceau de bois. Mais pas n’importe lequel. Du genre à prendre forme humaine, jusqu’à devenir l’un des personnages les plus célèbres de la culture populaire.

C’est bien de Pinocchio qu’il s’agit. La marionnette issue de l’esprit du journaliste et écrivain Carlo Collodi à la fin du XIXe siècle. Car oui, Pinocchio, bien avant de connaître un énorme succès avec Walt Disney, est une série littéraire, publiée de 1881 à 1883 dans le « Giornale per i bambini » (journal pour les enfants). Et c’est bien ce que rappelle d’emblée l’exposition consacrée à la Pinocchio, à voir jusqu’au 15 novembre au Château de Saint-Maurice.

Place belle au visuel

Si la première partie de la visite est largement consacrée à la genèse de Pinocchio, histoire de (re)découvrir l’œuvre telle que créée par Collodi, la majorité de l’exposition fait en revanche la part belle aux représentations visuelles du personnage à travers le temps. Ainsi des nombreuses marionnettes, pantins ou sculptures. Un choix particulièrement intéressant quand on nous rappelle que Pinocchio, à ses débuts, était seulement une série littéraire, non illustrée donc.

Dans cette perspective, l’exposition prend davantage de profondeur encore avec la série de vingt-cinq portraits, dans une seule et même salle, réalisés par des artistes suisses. Parmi lesquels Ronald Curchod, qui signe aussi la sublime affiche de l’exposition, Isabelle Bühler ou encore le père de Titeuf, Zep.

Et au cinéma

Présenter Pinocchio, c’est aussi évidemment aborder la question du film d’animation de Walt Disney, sorti il y a huitante ans cette année, et à qui l’on doit probablement le succès populaire mondial du pantin de bois. Raison pour laquelle sans doute beaucoup des pièces à voir à Saint-Maurice sont issues de la représentation visuelle telle que créée par Disney. Finalement assez proche de Mickey, comme le montre bien l’exposition.

Et c’est d’ailleurs là que l’exposition revêt un intérêt indéniable. Le contraste entre l’œuvre de Collodi et l’interprétation Disney. Parfois aussi gigantesque que la baleine avalant consécutivement Gepetto et Pinocchio. En-dehors peut-être de la caractéristique majeure de Pinocchio et de son nez qui s’allonge dès que la marionnette se met à mentir. Un fait entré dans le foyer de la plupart des familles comme menace lorsqu’un enfant tente de camoufler ses méfaits. Ainsi que dans la culture, souvent chez les caricaturistes et autres dessinateurs de presse qui n’hésitent pas à faire grandir les nez de leurs personnages. La plupart du temps des personnalités politiques. Preuve de l’impact de Pinocchio dans la culture populaire. Et très simplement dans la vie de tout un chacun.

Une exposition à conseiller à toutes et tous absolument. Aussi bien aux petits qu’aux grands.

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