Plectre, le grand n’importe quoi !

Affiche « Plectre »

Couleur3 diffusait hier soir sur la toile le premier épisode de sa web-série événement, Plectre, après un long suspense. Résultat ? PLANS CULTES en redemande.

Voici plusieurs semaines que la chaîne de radio ne cesse de parler de sa web-série Plectre. Celle qu’il ne faudrait absolument pas manquer. Après les annonces, l’affiche et le teaser, place enfin hier soir à la diffusion du premier des sept épisodes, un par soir jusqu’à la semaine prochaine.

On aurait eu tort de ne pas s’être connectés sur les coups de 20h pour profiter de la grande première. En trois minutes seulement, durée de chaque épisode, Plectre fonce tête baissée dans l’absurde pur. La scène d’ouverture suffirait à elle seule à résumer l’esprit : gros plans sur des pieds, au milieu d’un couloir, sur une bande-son hard rock. Brusquement, les choses se corsent. Une agrafeuse barre le chemin. Les pieds ne savent plus quoi faire.

Juste Nul
L’histoire. Elle raconte le jour d’ouverture du festival de la musique et de l’amitié FestiFête. En tête d’affiche, rien de moins que les Rolling Stones. Sauf que ceux-ci font savoir en dernière minute via un message simple qu’ils ne joueront pas : « on peux pas venir ». Le réceptionniste suggère alors de remplacer Jagger et son gang par Phoenix Dreams, le « plus grand groupe du monde », disparu de la circulation depuis bien longtemps.

Le résultat est d’autant plus réussi qu’il relève enfin le niveau des productions de fiction de Suisse romande. L’humour est burlesque, gratuit, et parfaitement drôle, dans la droite ligne des maîtres du genre que sont Les Nuls, ou les dialogues sans queue ni tête de Kaamelott ou Éric et Ramzy. Lorsque Shannon doit annoncer la mauvaise nouvelle à Roger Miaou, patron du festival, celui-ci termine de faire ses besoins dans sa caisse. À chat, évidemment. Sur le mur de son bureau, on peut voir l’affiche d’une précédente édition. En 2005, le FestiFête alignait étrangement la paire Mötley Crüe et Hélène Rollès. Roger Miaou ne connaît en revanche pas Led Zeppelin, et ne souhaite faire appel ni à Bananarama, ni à André Rieu. « Trop violent », pour l’un, « trop violon », pour l’autre.

Bref, on trépigne de découvrir les six épisodes restants.

David Trotta

Plectre
Réalisation Paul Walther et Julien Doquin de Saint Preux
Écrit par Julien Doquin de Saint Preux et Valérie Paccaud
Production Nicolae Schiau (Couleur3), David Lamon (RTS), Malika Pellicioli (Tolmao)

CHAÎNE YOUTUBE DE COULEUR3

Affiche « Plectre »

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