DE L’ART D’ÊTRE HYPER POPULAIRE

Chuck Berry

Les classements vont bon train lorsqu’il s’agit de placer sur une échelle de valeur tel ou tel artiste. Depuis des lustres, on s’attend ainsi, de façon presque systématique, à voir Jimi Hendrix se disputer la plus haute marche des meilleurs guitaristes au monde avec Jimmy Page de Led Zeppelin. Même si parfois certains magazines du genre « branchouilles » préfèrent exploser l’ordre pour recomposer leur propre biotope.

Il existe pourtant d’autres manières, plus fiables, pour jauger la cote d’un artiste : analyser comment il s’est propagé dans la sphère culturelle populaire. A ce jeu, force est de constater que Chuck Berry a atteint les sommets. Résumé en trois points.

RETOUR VERS LE FUTUR – Johnny B. Goode
Bien avant que tous les médias consacrent un espace à la nécrologie du chanteur-guitariste, le public avait déjà pu se confronter à l’œuvre de Chuck Berry. Notamment dans la mythique trilogie Retour vers le futur. Dans le premier volet, Marty McFly foule les planches lors de la « Féérie dansante des Sirènes », soirée cruciale au cours de laquelle il doit réussir à faire s’aimer ses futurs parents. Pour électriser la foule, il propose « un bon vieux rock », un « blues en si » dit-il aux musiciens, avant d’entamer le riff d’intro de Johnny B. Goode, titre de plus célèbre de Chuck Berry. Les réalisateurs ont d’ailleurs choisi de tordre la réalité avec humour, puisqu’au moment où McFly déroule, Marvin Berry, l’un des musiciens, appelle son cousin Chuck au téléphone, ce dernier étant à la recherche de sons nouveaux.

PULP FICTION – You Never Can Tell
Autre superproduction, Chuck Berry fut mis à l’honneur par Quentin Tarantino dans une scène cultissime de son classique Pulp Fiction. Celle où Mia Wallace (Uma Thurman) exige de son garde du corps d’un soir, Vincent Vega (John Travolta), qu’il l’accompagne sur la scène, au milieu du restaurant, le temps de pas de danses qui ont fait le tour de la planète. Réputé pour ses bandes sonores tirées de la culture populaire ou rock, Tarantino a choisi de faire se mouvoir les deux protagonistes sur You Never Can Tell de… Chuck Berry !

MAMAN J’AI RATÉ L’AVION – Run Rudolph Run
Dans la série des films familiaux à regarder durant les fêtes de fin d’année, la palme revient sans conteste à la saga Maman j’ai raté l’avion, qui cumule elle aussi les scènes devenues classiques. A commencer par ce qui fait office de gimmick, soit les séquences au cours desquelles les McCallister sont contraints de courir pour parvenir à prendre l’avion. Et où le jeune Kevin finit par se retrouver seul. Une de celles-ci se déroule sur Run Rudolph Run, titre popularisé par la reprise rock’n’roll de Chuck Berry.

Le morceau sera par ailleurs repris bien des années plus tard dans une compilation de morceaux de Noël revus à la sauce rock dur. Il sera interprété par des papes : Lemmy Kilmister (Motörhead) au chant et à la basse, Billy Gibbons (ZZ TOP) à la guitare et Dave Grohl (Foo Fighters, Nirvana, …) à la batterie.

BONUS – Le DUCKWALK
Pour parfaire le statut d’icône d’artistes, il peut simplement suffire de regarder qui parmi les pairs a repris l’un ou l’autre titre. Voire même des mimiques de scènes. A ce compte, Chuck Berry n’avait pas de quoi rougir, puisque les Beatles ou les Rolling Stones, pour ne citer qu’eux, ont rapidement franchi le pas. Concernant les gestuelles scéniques, c’est Angus Young, soliste d’AC/DC, qui rend hommage à chaque concert à Berry en reproduisant le duckwalk, la fameuse marche du canard propre à Chuck Berry.

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