SUR LES TRACES DE CHAPLIN

Sur les traces de Charlie Chaplin © Chaplin's World

Trois mois que le grand musée destiné à honorer l’artiste burlesque Charlie Chaplin a vu le jour à Corsier-sur-Vevey. Petit tour sur le site.

David Trotta

Janvier 1953, un artiste parmi les plus connus s’installe sur la Riviera, à Corsier-sur-Vevey, précisément au manoir de Ban. C’est l’acteur burlesque Charlie Chaplin. Depuis avril 2016, le site met à l’honneur son célèbre propriétaire, décédé le 25 décembre 1977, en y installant le musée Chaplin’s World.

A l’arrivée, une grillage imposant. En face, le manoir. A gauche, l’entrée pour une visite réservant de nombreuses surprises. A commencer par Le Studio. Cette petite salle de cinéma, qui diffuse un film de dix minutes retraçant l’enfance londonienne de Charles Spencer Chaplin, jusqu’à sa vie dans les jardins de Corsier-sur-Vevey.

Instant de magie. L’écran se lève pour laisser passer le visiteur qui part à la découverte du monde de Charlie Chaplin. Au gré des décors, le public profite des anecdotes qui ont fait le succès de l’acteur. Lui qui, par exemple, accordait une place conséquente aux carrefours. On y découvre aussi des statues de cire à l’effigie évidemment de Chaplin, mais aussi de l’enfant dans The Kid, d’acteurs tels que Roberto Benigni, de personnalités politiques comme Winston Churchill. Et les scènes aussi. Un commissariat, une salle de restaurant, une salle des machines, celle évidemment des Temps modernes. Une immersion forte au cours de laquelle sont exposés certains costumes et accessoires mythiques tels que la canne de Charlot qui lui joue souvent des tours.

Au sortir, c’est le manoir qui s’ouvre. Plus que l’acteur, c’est surtout l’homme que le public y découvre. Celui qui a été contraint de quitter les Etats-Unis où il résidait, le voyageur, le mari, et le père aussi. Les pièces montrent ses pérégrinations et les destinations par lesquelles il a fait escales. Ses occupations aussi, comme la musique, qu’on découvre aussi bien dans la chambre que dans le bureau. Et la salle à manger, lui qui appréciait les plaisirs de la table. Il organisait les samedis des barbecues, et le dimanche soir, Charlie Chaplin aimait aller à Saint-Saphorin.

Les siens, sa famille et ses proches, le public les découvre surtout dans les couloirs largement ornés de photographies. Ou une fois encore en statues de cire, à l’image d’Albert Einstein avec qui l’acteur s’était lié d’amitié.

Puis petite promenade par l’immense jardin. Là où était célébré Halloween, et là aussi où étaient cachés les œufs de Pâques pour les enfants. Là enfin où tombait la neige, que Chaplin tenait à laisser intacte et immaculée, en demandant aux petits de ne pas s’y aventurer.

Une très belle découverte qui, une fois la visite terminée, laisse le curieux des images et anecdotes plein la tête d’un univers aux mille facettes.

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