À QUI LA SUPERCHERIE ?

Cette dernière quinzaine, Led Zeppelin était à nouveau sous les feux des médias… et des tribunaux. Depuis que le groupe britannique a été assigné en justice pour plagiat.

A vrai dire, ce ne doit être que la vingtième fois… Car Led Zep ne fait pas l’unanimité. Pour certains, il incarne la fougue et le génie des années 1970, dans la droite ligne des mythes qui ont révolutionné la musique au niveau mondial, peu après la déferlante Beatles et Stones, en même temps que les Doors ou Jimi Hendrix. Des mots de nombreux musiciens, Led Zeppelin, c’est le sens du riff, de la mélodie, et de la liberté créative.

Mais pour d’autres, Led Zep, c’est surtout quatre mecs qui pompent à tout-va sur des standards de blues, ou sur des morceaux de groupes dont la notoriété ne réussit pas à éclore.

Ce coup-ci, c’est l’un des hymnes du rock’n’roll qui était attaqué. L’introduction de Stairway to Heaven, car c’est bien de cette légende dont il est question, aurait été largement créée sur la base d’un morceau instrumental du groupe américain Spirit. Sauf que ce dernier n’a absolument rien réclamé…

Dans les faits. Les Américains sortent leur premier album en 1968. Il se nomme Spirit, comme ses créateurs. Parmi les titres, un instrumental d’un peu moins de trois minutes, Taurus. En 1971, Led Zeppelin sort son Led Zeppelin IV. A l’intérieur: Black Dog, Rock and Roll, When the Levee Breaks, mais surtout Stairway to Heaven. Son introduction, saluée par presque tous, un arpège en la mineur, ouvre une pièce de huit minutes.

Quarante-trois ans plus tard, une plainte pour plagiat est déposée. L’introduction ne serait qu’une illusion auditive de Taurus. Sauf que la plainte, quarante-trois ans plus tard faut-il une fois encore souligner, n’est pas déposée par les membres du groupe, ou son compositeur décédé en 1997. C’est le gérant de succession de ce dernier qui a décidé de faire le pas. Lui qui, quarante-trois ans plus tard, aurait remarqué la « supercherie » de Led Zep.

La question, aux contours de (petit) coup de gueule il est vrai, est simple. Qu’est-ce qui peut bien motiver, quarante-trois ans plus tard, le plaignant? Question centrale, il semble, et qui aurait pu rapporter plusieurs millions de dollars à la partie plaignante, si elle n’avait pas été désavouée par le jury du tribunal de Los Angeles. Une façon polie de remettre la supercherie dans le bon camp?

David Trotta | Vendredi 24 juin 2016

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