LA TRÈS REDONDANTE BALLADE DE ZAKK WYLDE

Le guitariste et chanteur américain revient, 20 ans plus tard, avec Book of Shadows II, son second album solo. Résultat finalement peu créatif et qui tire en longueur.

David Trotta

Il fait partie des shreddeurs les plus connus. Son jeu de guitare aussi rapide que souvent fin a été réclamé entre autres par le Prince des Ténèbres Ozzy Osbourne, et approché dans les années 1990 par les Guns’N’Roses. A son palmarès, l’Américain Zakk Wylde a aussi fondé son propre groupe Black Label Society où il officie en tant que chanteur, guitariste soliste et également pianiste. Ce qui, on le conçoit, ne lui laisse que peu de temps pour des projets en solo. Pour preuve, il sort en 1996 son premier opus Book of Shadows, et attend 2016 pour écrire un second chapitre.

Book of Shadows II, arrivé aujourd’hui chez la plupart des disquaires, s’avère pourtant malheureusement lassant. Il s’ouvre par une ballade, plutôt bien ficelée, Autumn Changes. Guitare clean et orgue, puis basse et batterie, et enfin la voix de Wylde. Un registre dans lequel le musicien ne s’illustre en général pas, préférant les riffs lourds, rapides, et surtout avec beaucoup de grain. Puis vient aux deux tiers un solo lui aussi en son clair. Mélodie en gamme pentatonique. Bonne en entrée en matière.

Puis vient le second titre. Aussi une ballade. A la différence près qu’une guitare acoustique s’est ajoutée à l’instrumentation. Pour le reste, on ne peut s’empêcher de remarquer qu’il ressemble beaucoup, si ce n’est trop, au premier morceau. Et la confirmation arrive très rapidement: l’album complet n’est en fait qu’une compilation de ballades dont le schéma est strictement le même de chanson en chanson, à savoir introduction – premier couplet – refrain – deuxième couplet – refrain – pont – solo – refrain – final.

En bref, le tour est très vite fait, d’autant que presque tous les morceaux ont été cuits dans le même moule. Ce qui rend le tout finalement très long. A relever malgré tout Sleeping Dogs, seul single jusqu’ici issu de l’album, qui fait dresser les oreilles au milieu d’un tout franchement barbant.

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