DU ROCK VERSION « VINYL »

Le rock est un état d’esprit avant d’être un genre musical. Une réalité propulsée à l’écran dans la série Vinyl.

David Trotta

Des guitares, des cheveux longs et les années 1970 qui font la part belle au rock. Mais aussi du sexe, du fric et de la poudre. C’est l’univers qui fait vibrer la nouvelle série Vinyl, diffusée depuis le 14 février aux États-Unis, déjà disponible sur nos écrans.

L’histoire tourne autour du personnage de Richie Finestra, producteur de musique italo-américain qui a fondé son propre label, en passe de vendre son bébé à des acheteurs allemands. En 1973, à New-York, il est peut-être sur le coup de sa vie, à savoir sur le point de signer le plus grand groupe de la décennie: les Anglais de Led Zeppelin. Mais les événements se compliquent.

Flashback, Richie n’est alors qu’un barman quand il rencontre un musicien de blues dans les années 1960. « Tu es plus qu’un fan. Tu as l’oreille », lui glisse Lester Grimes autour d’un verre après être descendu de scène. Commence alors la nouvelle carrière de Richie, jusqu’à devenir le plus grand des producteurs. Quitte à tromper ses poulains, à commencer par Lester, lui imposant des enregistrements qui ne correspondent en rien à son univers. Mais c’est l’argent qui décide. Et le blues, semble-t-il, n’est pas rentable.

On pourrait avoir l’impression que la série traîne la patte. En réalité, elle prend le temps. De poser le décor, d’expliquer le moment présent par les événements passés. Et surtout, d’imposer à l’image le célèbre credo « sex, drugs & rock’n’roll ». Une fois dans la confidence, le tempo prend et fait crocher.

La série, créée en partie par le Rolling Stone Mick Jagger, prend une dimension cinématographique grâce à l’œil de l’autre cocréateur Martin Scorsese. Grand fan de rock, il a déjà collaboré avec les Stones sur le concert Shine a Light. Dans ce nouvel exercice, Scorsese donne les sentiments. Sa caméra est au plus proche des personnages, de leur psychologie, des sensations, notamment quand la coke passe du miroir à la cloison nasale.

Très simplement, la série transpire le rock autant par l’image que par le son et l’esprit des personnages. Pari donc réussi.

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