FÄRWELL LEMMY

Le leader charismatique de Motörhead n’est plus. Il s’est en allé hier, quatre jours après avoir fêté ses 70 ans.

Par David Trotta

C’est fois-ci, c’est vrai. Et malheureusement vrai. Lemmy a cassé sa dernière bouteille de Jack. Quelques jours seulement après avoir atteint les 70 ans, il a été terrassé par un cancer foudroyant.

C’est le groupe, ce qu’il reste de Motörhead, qui a annoncé la triste nouvelle lundi soir sur sa page Facebook. Et l’annonce a rapidement été relayée par pratiquement tous les médias, comme tous les amis de Lemmy.

Car des amis, Lemmy en avait. Icône intergénérationnelle du rock, il a commencé à œuvrer en tant que roadie pour Hendrix, avant de faire partie de plusieurs formations, comme Sam Gopal ou Hawkwind. C’est en 1975 qu’il fonde Motörhead, dans son Angleterre natale, un power trio qui a influencé plus d’un jeune musicien. Il suffit de voir la longue liste d’albums, vingt-trois enregistrés en studio, pour comprendre l’impact du combo, même si la grande heure commence en 1980 avec le classique Ace of Spades. Et c’est sans compter les nombreuses collaborations, presque toutes plus fructueuses les unes que les autres.

Aujourd’hui, beaucoup ont fait part de leur émotion via les réseaux sociaux, notamment les artistes qui ont côtoyé et partagé la scène avec Lemmy. Parmi eux : Slash, Dave Grohl, Ozzy Osbourne, Juliette Lewis, Dave Navarro, Airbourne pour qui le célèbre bassiste à la Rickenbacker sculptée avait prêté ses traits à un chauffeur de camion dans un clip ou encore le photographe rock Ross Halfin.

Motörhead avait l’habitude de fouler le sol suisse, et devait passer par Genève dans le cadre de sa nouvelle tournée. Le groupe était surtout coutumier des grandes scènes, comme celle de Paléo en 2010, même si les britanniques ne figuraient pas sur la programmation initiale, ou plus récemment, en 2012, avant Metallica lors du Sonisphere Festival qui a fait trembler Yverdon.

Ce concert notamment a été emblématique de Motörhead et de Lemmy. Lemmy à la basse, crachant dans son micro placé volontairement trop haut, tout de noir vêtu, accompagné par Phil Campbell à la guitare et Mikkey Dee à la batterie. Sans chichi, les trois comparses envoient du très lourd, et du très rapide. Lemmy se montre intrépide, et le public en redemande. Mais en même temps, Motorhëad dégage quelque chose de très simple, qui va à l’essentiel du rock. Car Lemmy a toujours défini sa musique comme du rock’n’roll, alors que beaucoup les considèrent comme accélérateurs du mouvement heavy metal. Et la simplicité, à Yverdon, s’est aussi traduite par un Lemmy qui se retourne vers son groupe quand il remarque que les trois se sont perdus. Ni une, ni deux, malgré une réputation de Titan, le combo recommence. Tout simplement.

Mais l’intrépide a fini par montrer des signes de faiblesse, et a dû stopper une partie de sa tournée suite à un mauvais état de santé en 2015. L’annonce de lundi soir a pourtant eu de quoi surprendre. Car son cancer n’aurait été décelé que le 26 décembre, soit deux jours après les 70 ans de Lemmy, et l’a achevé le 28 décembre.

Reste évidemment la question de l’avenir du groupe, même si, on s’imagine que Motörhead s’est éteint hier soir avec Lemmy.

Pas de chichi donc pour terminer. Juste envie de lâcher un Life’s a Bitch !

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